WordPress : l’importance d’un mot de passe fort (vraiment fort)
Un mot de passe faible suffit pour transformer un site WordPress en redirections douteuses, spam SEO ou page de phishing.
Bonne nouvelle : quelques habitudes simples bloquent la majorité des attaques opportunistes.
1) Pourquoi c’est critique
WordPress est partout. Et ce qui est partout attire des tentatives automatisées : des scripts testent en boucle des combinaisons
identifiant/mot de passe, sans jamais se fatiguer. Dans la plupart des cas, l’attaque n’est pas “personnelle” :
c’est “on essaie toutes les serrures, et on entre là où c’est ouvert”.
Un accès administrateur compromis peut permettre l’ajout d’un nouvel admin, l’installation d’un plugin malveillant,
l’injection de liens SEO, des redirections, ou la collecte d’informations. Bref : une petite erreur d’accès peut coûter très cher.
2) Erreurs fréquentes
- Réutiliser le même mot de passe ailleurs : une fuite sur un autre service peut ouvrir ton WordPress.
- Trop court : les essais automatisés adorent les mots de passe courts.
- Prévisible : prénom + année, “azerty”, “Wordpress123!”, variantes “JeSuisMalin!”…
- Garder des comptes inutiles (anciens prestataires, comptes test) avec trop de droits.
- Penser “mon site est petit” : les bots, eux, ne font pas la différence.
C’est comme acheter une porte blindée et laisser la clé sous le paillasson.
3) La recette d’un mot de passe solide
La sécurité, ce n’est pas un concours d’origami mental. Vise plutôt :
long + unique + imprévisible.
– Longueur d’abord (plus c’est long, mieux c’est)
– 1 compte = 1 mot de passe
– Éviter les infos devinables (nom, date, ville, téléphone)
– Activer la 2FA quand c’est possible
Deux approches qui marchent très bien :
- Phrase de passe (facile à retenir, longue) : une phrase personnelle, sans infos devinables.
- Mot de passe aléatoire (idéal avec gestionnaire) : généré automatiquement, impossible à deviner.
4) Où renforcer dans WordPress
Dans WordPress, concentre-toi sur :
- Les comptes Administrateur (priorité absolue).
- Les comptes qui peuvent installer/activer des plugins et modifier des thèmes.
- Les accès connexes (hébergeur/panel/FTP/SSH) qui donnent indirectement la main sur le site.
limiter le nombre d’admins au strict nécessaire.
éviter un identifiant trop évident (ex : “admin”).
5) 2FA : le deuxième verrou
La 2FA (authentification à deux facteurs) ajoute une vérification (souvent un code sur téléphone).
Même si un mot de passe fuit, il manque encore “la deuxième clé”.
6) Outils utiles
Pour générer rapidement un mot de passe fort, tu peux utiliser un générateur.
Par exemple : psw.lt.
Ensuite, l’idéal est d’utiliser un gestionnaire de mots de passe pour stocker des mots de passe uniques,
plutôt que de les “inventer” à la main et de finir par les recycler.
7) Checklist rapide
- Mot de passe admin long + unique.
- Activer la 2FA pour tous les admins.
- Vérifier qu’il n’y a pas de compte admin inconnu.
- Supprimer/retrograder les comptes inutiles.
- Mise à jour WordPress / plugins / thèmes.
- Sauvegardes + test de restauration.
- Limiter les droits au strict nécessaire.


